Par où commencer les comics Supergirl ?
Retour sur toutes les histoires importantes autour de(s) Supergirl, les points d'entrées et tout ce qui est dispo en VF !
Tout le monde connaît plus ou moins Supergirl, mais avec un nouveau film lui étant dédié, c’est l’occasion d’approfondir le sujet. C’est un personnage avec une longue histoire, elle est présente dans des publications diverses depuis sa création hormis quelques interruptions et elle a donc pas mal évolué. Plus qu’une Superman féminisée, elle permet surtout d’exploiter la culture kryptonienne qu’elle a vraiment connu, et donc le traumatisme d’avoir perdu sa planète est bien plus intensifié, affectant naturellement sa psychologie. Enfin ça, c’est quand il s’agit de Kara bien sûr, et non ce n’est pas la seule Supergirl, mais on va y revenir.
Explorons ensemble les comics importants du personnage, on commencera au commencement, mais nous finirons l’article par un récap des meilleurs points d’entrée dispos en VF pour vous aider à savoir : par où commencer les comics Supergirl ?
Les Origines et les premières aventures
La première mention d’une Super-Girl se fait dans Superman #123 par Otto Binder et Dick Sprang. On est alors en 1958, en plein Silver Age et Jimmy Olsen trouve un totem qui exauce ses vœux. Il souhaite la création d’une femme avec les mêmes pouvoirs que Superman pour que son ami puisse avoir de la compagnie. Elle s’avère être une sidekick volontaire mais très maladroite, mais saura se sacrifier pour sauver Clark. Elle finira par demander à Jimmy de souhaiter sa disparition alors qu’elle est empoisonnée par la Kryptonite.
C’est 9 mois plus tard que l’auteur Binder crée avec Al Plastino le personnage de Kara Zor-El, la Supergirl que l’on connaît tous. On est dans Action Comics #252 et on découvre cette jeune Kryptonienne de 15 ans, habitante d’Argo City, une ville kryptonienne qui a survécu à l’explosion de la planète et dérive dans l’espace. Alors qu’une pluie de météorites va irradier les derniers survivants, les parents de Kara l’envoient sur Terre avec la même tenue que son cousin pour qu’il la reconnaisse. Clark, trop sympa, va lui demander de se cacher pendant quelques années, puis elle prendra le même schéma d’identité secrète en devenant Linda Danvers (et non, les Kent n’ont pas proposé de l’adopter). A noter qu’à cette période, Kara était plus jeune que Clark, mais comme vous le savez peut-être, ce sera modifié plus tard.
Supergirl arrive à un moment très spécial dans l’histoire des comics, le Silver Age est une période où les histoires sont beaucoup plus tournés sur la science-fiction et la fantaisie, elles sont souvent absurdes et il y a très peu d’enjeux car les artistes étaient très encadrés par la censure américaine. Alors histoire d’être plus stimulant, Superman se voit doté d’une Super-Famille, avec Supergirl, Krypto le super-chien, et puis même Beppo le singe et Comet le cheval kryptonien, vous voyez un peu le délire.
Je ne vais pas faire le détail ici, parce que c’est pas très intéressant et surtout pas dispo en VF, mais on la voit souvent apparaître dans les titres Action Comics, Superman et Adventure Comics, parfois dans sa propre histoire en backup, et puis dans la Legion des Super-Héros. Elle aura sa propre série en 1972 lancée par Cary Bates et Art Saaf. Son titre se verra annuler après 10 numéros, pour rejoindre le comics Jimmy Olsen qui devient à partir de cet instant Superman Family.
Supergirl (1972-1974) - 10 numéros - VO
Il faudra attendre 1982, avec la fin de Superman Family pour voir apparaître The Daring New Adventures of Supergirl, lancé par Paul Kupperberg et Carmine Infantino, et c’est toujours pas dispo en VF mais c’est déjà beaucoup plus intéressant comme série. Kara a désormais 19 ans et devient étudiante à Chicago, le but étant de la différencier de Clark avec l’un dans un environnement scolaire et l’autre dans celui du travail, sans trop la vieillir pour que le nom de Supergirl ne devienne pas ridicule selon les propos de l’auteur. C’est une série en 23 numéros où elle se fera de nouveaux ennemis récurrents tels que Reactron, un métahumain aux pouvoirs radioactifs et au cœur en kryptonite doré, ou encore la télépathe Psi, mais aussi de nouveaux alliés, comme son voisin John Ostrander, nommé en hommage à un ami du scénariste, qui écrira plus tard pour DC, notamment la Suicide Squad.
Supergirl v2 (1982-1984) - 23 numéros - VO
Et puis arrive Crisis on Infinite Earths. Je vous fais pas de dessin, George Pérez s’en est occupé avec sa cover, c’en est fini pour Kara.
Superman Chronicles et la Supergirl Matrix
Bon allez, on s’accroche, parce que c’est conceptuel, mais cela va nous amener à la meilleure série régulière sur le perso, et en plus y a de la VF !
Après Crisis, l’univers de Superman est complètement remanié pour délaisser tout le superflu du Silver Age : on regagne en sérieux, on rétablit une échelle de puissance cohérente et on réintroduit au fur et à mesure les éléments qui plaisent. C’est le scénariste/dessinateur John Byrne qui se charge de cette reconstruction, dont le run est disponible intégralement en VF dans les Superman Chronicles. Sa vision était sujette à débat à l’époque, mais elle a indéniablement participé à la modernisation du personnage, en plus d’avoir de supers histoires, dont la toute dernière nous intéresse particulièrement.
C’est dans Superman Chronicles 1988 volume 3 que se conclut le run de John Byrne avec la “Supergirl Saga”. Il s’agit d’une forme de vie protoplasmique venu d’un univers de poche qui consiste en une réalité alternative où Superman n’existe pas et Luthor n’est pas un vilain. Ce Luthor avait observé le Superman original, et lorsque des Kryptoniens menacent son univers, il crée cette forme nommée Matrix et lui donne les capacités de Superman, en plus de pouvoirs psioniques, métamorphe et d’invisibilité, afin qu’elle puisse affronter cette menace, mais surtout chercher l’aide d’un vrai Kryptonien, Clark.
Superman Chronicles 1988 volume 3 - VF - contient la Supergirl Saga
Cette Matrix prendra donc l’apparence de Supergirl avant de carrément assumer son héritage. En 1994, après la Mort de Superman, Roger Stern et June Brigman créent une mini-série de 4 numéros sur le personnage où ils abordent le fait que tout le monde la voit comme le toutou de Luthor durant l’absence du Man of Steel. Mais le véritable intérêt vient en 1996 quand Peter David et Gary Frank nous offrent le meilleur run sur le personnage.


Action Comics #674 et Supergirl v3 - 4 numéros - VO
Supergirl : Corps et Ame
Eh oui, la meilleure série régulière Supergirl ne concerne même pas Kara ! Cette métamorphe, Matrix, va fusionner avec une jeune fille problématique, Linda Danvers, un nom qui doit vous dire quelque chose puisque c’était l’alter ego de Supergirl à l’époque du Silver Age. Elle va devoir gérer ses deux vies, ce qui va troubler son identité et ses valeurs. Ce 4e volume est un long run vraiment mature, original et puis c’est juste superbe, Gary Frank était déjà un crack à cette époque. Peter David est le premier à lui apporter une vraie histoire personnelle sans les poncifs des récits de Kryptoniens. On y parle de dérives sectaires, de rédemption divine ou de violences sur les femmes avec de vrais enjeux, de l’action et des personnages attachants, et il y a même pas mal de références aux anciens récits de l’héroïne. 81 numéros, de 96 à 2003, en avance sur leur temps de 20 ans. Et puis, ce design, c’est celui avec lequel ma génération a grandi !
Supergirl v4 (1996-2003) - 81 numéros - Premier arc en VF ( Supergirl Corps et Ame)
Bref, c’est un comics dont on parle pas assez et qui se tient très bien comme porte d’entrée, et ça tombe bien ! Urban a publié début juin le premier tome de Supergirl Corps et âme en format paperback, donc pas trop cher ! Il faut juste être au courant que ça ne ressemblera pas forcément à l’image que vous vous en faites.
Superman/Batman et Supergirl v5
Dans les années 2000, DC va avoir tendance à chercher de la hype en ramenant de vieux personnages : Hal Jordan redevient un Green Lantern, Barry Allen est de retour et il est temps pour Kara Zor-El de revenir également.
C’est Jeph Loeb qui s’en charge, accompagné de Michael Turner aux dessins, dans les pages de Superman/Batman. Il s’agit bien de la cousine de Kal-El, mais elle est cette fois plus vieille que lui à l’origine, et une météorite a freiné sa venue sur Terre. Sa première histoire verra Darkseid lui laver le cerveau pour qu’elle attaque Superman, un récit culte qui est sorti dans plusieurs formats chez Urban et si vous ne l’avez pas lu, vous avez peut-être vu le film animé Superman/Batman : Apocalypse qui en est une adaptation !


Superman : Supergirl (petit format à 4€90) et Superman/Batman tome 1, deux éditions du retour de Kara en VF
Jeph Loeb lancera un an plus tard une nouvelle série régulière Supergirl avec Ian Churchill. Ils resteront le temps d’un arc d’introduction où Kara découvre encore la Terre et rencontre plusieurs équipes de super-héros pour chercher sa voie : la JSA avec Power Girl, les Teen Titans, les Outsiders avec notamment Nightwing pour qui elle semble avoir un petit crush, et puis il y a bien sûr la Justice League. Cet arc est sorti à l’époque chez Panini sous le nom de Supergirl : Tour de Force.
Dans le même temps, après Infinite Crisis, Supergirl voyage dans le futur de la Légion des Super-Héros, et le titre mené par Mark Waid et Barry Kitson change même son titre du #16 au #36 en “Supergirl and the Legion of Super-Heroes”. Kara est persuadée de rêver cette nouvelle aventure et ne prend rien au sérieux, ce qui inquiète les héros, qui découvre son existence et n’ont pas tous confiance. Il y a beaucoup de personnages, mais ça se prend plutôt bien en cours de route, surtout grâce au talent de son équipe créative. C’est une petite pépite, alors pourquoi pas en profiter pour découvrir toute la Légion par la même occasion (en VO naturellement) ?


Supergirl and the Legion of Super-Heroes et Supergirl : Power (1er arc de la série de 2005)
De retour sur le titre Supergirl, et après un minuscule passage de Greg Rucka, c’est Joe Kelly qui reprend le flambeau pendant une vingtaine de numéros. Il y a toujours une quête d’identité et d’appartenance, et il y a encore cette idée que Supergirl aurait une part sombre en elle. On essaie de nous faire croire qu’elle a été envoyé sur Terre pour tuer son cousin, mais ce sera assez vite dégagé par la suite. Ce n’est vraiment pas le meilleur récit Supergirl que vous lirez en termes de narration pure, mais surtout pour la sursexualisation d’une adolescente. Eh oui, des années à végéter dans l’espace ne la rend pas “légale” comme le dit l’auteur à travers la bouche d’Arsenal, et il y a dans quasi chaque numéro une allusion au sexe, sans parler des dessins, et on rappelle qu’elle n’a pas 18 ans.
C’est tout de suite beaucoup plus agréable quand Kelly se barre et laisse sa place à Sterling Gates, considéré comme un des meilleurs auteurs sur le personnage, qui écrira du #34 à 59. Ca peut être une porte d’entrée pour découvrir Kara, mais le run commence en plein dans un crossover avec les autres titres Superman, “New Krypton”. C’est vraiment bien, mais ça demande un effort supplémentaire si ça vous intéresse pas et c’est dispo que chez Panini dans le tome La Nouvelle Krypton.
Pour ceux qui voudraient commencer par le #37, après le crossover, il faut savoir que Kandor, une ville kryptonienne sauvée et miniaturisée par Brainiac, a désormais repris sa taille normale et va même devenir sa propre planète artificielle, la cohabitation avec la Terre étant trop tendue. Supergirl vit là-bas et tombe sur une certaine Superwoman, qui espionne en réalité les Kryptoniens pour le compte du général Lane. Kara a toujours été partagé entre deux mondes, deux peuples, et maintenant c’est littéral, avec toutes les tensions que ça peut créer. Préparez-vous à de l’action, de la vengeance et des regrets et une héroïne complètement dépassée par tout ça. On vous le conseille très fortement !
“Supergirl : Who is Superwoman ?”, premier arc de Sterling Gates
Quelques auteurs passent sur le titre avant son annulation pour cause de reboot, rien de très important ou de très construit, on notera quand même Kelly Sue DeConnick sur quelques numéros. Et puis arrive les New 52.
Supergirl v6 (New 52)
Si vous faites partie des lecteurs qui ont profité des New 52 et de l’arrivée d’Urban pour commencer les comics, peut-être achetiez-vous les kiosques DC Saga et Superman Saga, auquel cas vous connaissez ce nouveau volume de Supergirl !
Après les événements de Flashpoint, la continuité subit un reboot, on oublie donc la plupart du vécu des super-héros (sauf certains lol) et nous revivons ici l’arrivée sur Terre de Kara, la découverte de ses pouvoirs, la solitude et le deuil de savoir sa planète perdue à jamais. C’est donc un super point d’entrée, même si c’est pas le top de devoir récupérer tous les kiosques en VF. Le titre est initié par Michael Green, Mike Johnson et l’artiste Mahmud Asrar. Ce dernier était un peu l’argument de vente et le titre est sympathique pendant ses 12 premiers numéros. Il y a un intérêt important apporté à Cyborg Superman notamment, et on se rapproche de la Supergirl moderne un peu vener, mais la suite est quand même plus tiède, notamment lors des crossovers avec Superman (H’El on Earth, Doomed) qui sont carrément médiocres.
Je noterai tout de même un regain de qualité lors d’un arc où Kara obtient un anneau…de Red Lantern ! C’est d’ailleurs disponible dans les Superman Saga hors-série #2 et 3, donc Urban pense aussi que ça vaut le coup ! Ils contiennent l’arc de la série Supergirl (#26 à 33 en VO) mais aussi l’arc de la série Red Lanterns (28 à 32) avec Charles Soule au scénar, et ça c’est une de mes secret gems des New 52 !


Supergirl (New 52) et le crossover avec Red Lanterns (Superman Saga hors-série #3)
La série prend fin en 2015 avec son #40 dans une certaine indifférence. On ne gardera donc en tête que le premier arc, pour son artiste et son côté très abordable et moderne, et l’arc Red Lanterns.
Supergirl Rebirth
Il n’aura fallu qu’un an, et un nouveau grand relaunch des titres DC (on recommence au #1, on ne détruit pas à nouveau la continuité). Avec Rebirth, le but est même de commencer à réparer l’idée de perdre tout l’héritage des personnages. Supergirl a un nouveau titre avec Steve Orlando au scénario et Brian Ching aux dessins, qui explorent encore un peu plus Cyborg Superman et les mêmes thèmes que d’habitude. Ca reste encore une fois très moyen, et la série va même subir un hiatus de quelques mois après son #20.


Supergirl Rebirth #1 et Supergirl Rebirth #21 (nouvelle DA)
Au #21, Marc Andreyko et Kevin Maguire reprennent le flambeau avec beaucoup plus d’inspiration, tout en gardant les thématiques du stress post-traumatique et de la culpabilité du survivant. L’auteur Brian Michael Bendis est sur Superman, il fait un peu n’importe quoi et crée Rogol Zaar, qui serait le coupable de la destruction de Krypton et qui continue de chasser ses derniers survivants. Le fil rouge d’Andreyko et Maguire est donc la poursuite de Zaar par notre Supergirl (et Krypto !) dans l’espace afin de venger son peuple. Une grosse aventure cosmique avec une Kara inarrêtable alors qu’elle se trouve enfin une façon de soulager sa souffrance. On a tendance à oublier cette histoire, mais il faut dire qu’elle se termine par les tie-ins avec Batman Metal avant de s’arrêter pendant le COVID.
Supergirl : Being Super
On revient un peu en arrière pour un récit en 4 numéros hors-continuité qui a un certain charme. Disponible en VF (et ressortie en juin 2026), Being Super est une belle histoire sur l’adolescence de Kara sur Terre. Mariko Tamaki et Joëlle Jones visent clairement un jeune public, mais ce récit initiatique pourra plaire à tous les âges grâce à ses jolis dessins et à ces tranches de vie perturbée par la découverte de ses pouvoirs de kryptonienne, qui est encore une fois une belle analogie des changements corporels et mentaux de cette période compliquée de tout individu. Ça n’invente pas le principe, mais c’est suffisamment bien exécuté ici pour plaire à sa cible.
Supergirl : Woman of Tomorrow
On y est ! Après toutes ces années, Kara atteint son pic avec Tom King et Bilquis Evely dans Supergirl : Woman of Tomorrow en 2021, le titre qui a inspiré le film !
King aborde la mal-être de Kara d’une manière plus dramatique et poétique en appuyant autant sur son deuil que sur la futilité de sa grande mission auprès de Clark. Ses parents l’ont envoyé pour protéger son jeune cousin, qui a fini par être le plus grand héros de la Terre avant même qu’elle l’atteigne. C’est une héroïne déprimée, désabusée et débauchée qui va tomber sur une alien nommée Ruthye et qui va combler sa quête de sens par une vengeance qui va devenir sienne.
Le pitch est super, la caractérisation l’est tout autant, et les dessins sont d’un niveau stratosphérique. C’est une histoire en 8 chapitres très abordable pour les débutants, donc foncez lire Woman of Tomorrow, surtout si vous avez aimé le film (ou si vous pensez qu’il avait un potentiel un peu gâché) et revenez découvrir le reste !
Dark Knights of Steel
Il existe un Elseworld plutôt intéressant mené par Tom Taylor et Yasmine Putri où l’univers DC est modelé en monde de medieval fantasy. Alors, Supergirl n’est pas le personnage central du récit, mais elle a quand même une place prépondérante dans le lore, donc n’hésitez pas à y jeter un œil si le concept vous chauffe !
Supergirl Volume 8
Et on termine par le dernier volume en date de Supergirl. On l’a vu apparaître dans Action Comics, à partir du #1050 par Phillip Kennedy Johnson, avec le reste de la Superman Family, ou dans le dernier titre Superman lors de l’arc House of Brainiac notamment, mais Kara possède à nouveau sa propre ongoing depuis l’été 2025.
Le premier tome, écrit et dessinée par Sophie Campbell, est déjà disponible chez Urban et change vraiment de ton. On est pas sur de l’aventure cosmique et on retrouve sa famille d’accueil, les Danvers (je rappelle, les Kent ne se sont pas spécialement proposés lorsqu’elle est arrivée sur Terre). On est sur quelque chose de plus intime en restant dans la ville de Midvale, Lena Luthor a son importance (ce qui est sûrement un héritage de la série TV) et il y a plein de connotations au Silver Age, avec ce côté un peu absurde et quelques références de cette période.
C’est un regard très différent et je suis persuadé qu’il y a un public pour ce comics, même si je n’en fais pas partie. Le deuxième arc rejoint une saga touchant d’autres titres Superman (Reign of the Superboys) et possède déjà plus d’enjeux, notamment autour de Kandor, à nouveau. À noter qu’un Elseworld, Supergirl : Survive, a sorti son premier numéro en juin dernier, qui préfère le côté science-fiction, mais on vous laisse écouter notre futur podcast sur les sorties de juin pour savoir si ça vaut le coup pour le moment.
Alors vers où se pencher ?
Si vous voulez commencer Supergirl autrement que par l’ordre chronologique que vous venez de découvrir, c’est simple. Si vous voulez quelque chose qui se rapproche du film, de profond et de magnifique visuellement, vous pouvez très bien commencer par Supergirl : Woman of Tomorrow ! Vous savez déjà que c’est la cousine de Clark, qu’elle a quitté Krpyton adolescente et qu’elle se balade avec Krypto le super-chien, pas besoin de plus !
Si vous préférez la voir découvrir ses pouvoirs et s’habituer à la vie sur Terre, commencez par Supergirl : Being Super, à condition de ne pas chercher un grand récit cosmique et de tolérer le côté ado. Si c’est une origin story plus tournée bagarre que vous cherchez, alors Superman/Batman (puis la série Supergirl lancée par Jeph Loeb, qu’en VO) est peut-être ce que vous recherchez.
Pour une origin story plus moderne, essayez peut-être les kiosques DC Saga avec la version New 52 ? Et si vous voulez juste un bon récit original, ou en tout cas différent des récits Superman, alors laissez tomber Kara et foncez lire Supergirl : Corps et âme !
Les adaptations
On a vu que Supergirl a toujours été plus ou moins présente tout au long des publications DC Comics, elle est donc pas mal passée par les écran aussi ! Si jamais vous cherchez à vous familiariser d’abord avec le personnage, et on sait que c’est plus facile et moins onéreux avec les écrans, on vous fait un topo.
Naturellement, il y a un film actuellement au cinéma, mais ce n’est pas le premier. Helen Slater a incarné la cousine de Superman en 1984, à la suite des films de Richard Donner. Et tout comme les suites du premier film de Donner, le résultat est catastrophique et bien cheap. Peut-être un nanar à ajouter à votre palmarès de films super-héroïques nuls (déjà bien rempli, j’imagine) et sinon, sachez qu’il existe un podcast DC Planet sur le film qui traîne sur Spotify où on revient longuement sur les qualités du film lors d’un marathon de mauvais films DC pendant la dernière pandémie. Au moins, on rigole un peu plus.


Concernant les films animés, on en a déjà parlé mais il y a bien sûr Superman/Batman : Apocalypse, l’adaptation du comics Superman/Batman : Supergirl qui voit le retour de Kara dans la continuité principale après 15 ans d’absence. Sorti en 2010, le film est très efficace, autant que le comics, donc on vous le recommande chaudement.
On pourrait également vous recommander Legion of Super-Heroes, film animé sorti en 2023 qui est plutôt ok, mais reste une porte d’entrée agréable. Supergirl est envoyé au 31e siècle pour s’entraîner auprès des héros du futur et trouver sa place parmi eux tout en affrontant le Dark Circle.


Pour les séries, vous connaissez sûrement le show de la CW avec Melissa Benoist ou la version de Smallville, mais qui veut regarder ce genre de série en 2026 à part par nostalgie ? Je préfère vous parler des épisodes centrés sur Kara dans la série animée Superman et Justice League Unlimited !
Kara apparaît pour la première fois dans le double épisode “La Petite fille perdue” de la saison 2 de Superman TAS. Elle n’atterrit pas sur Terre mais est restée sur Argo, la planète soeur de Krypton qui a aussi subi un cataclysme. Clark explore le système solaire de sa défunte planète et tombe sur un seul signal de vie, celui de Kara, dans une chambre de stase, la seule à encore fonctionner. On la voit ensuite en Supergirl (avec le costume de Matrix contemporain de la série, mais il s’agit bien de la cousine de Kal-El) combattre les Female Furies de Darkseid.
Autre épisode intéressant, on la voit aux côtés de Batgirl dans “Une Soirée entre filles” des nouvelles aventures de Batman de 1997. elles y affrontent Harley Quinn et Poison Ivy, elles aussi rejointes par Livewire de l’univers de Superman. Concernant Justice League Unlimited, on pourra noter “parallèle terrifiant” (s03e04) avec un clone maléfique de Supergirl, “Voyage au centre de la Terre” (s05e03) où elle débarque sur Skartaris avec Stargirl et Green Lantern, et puis il y a surtout “Voyage dans le futur” (s05e10) où elle rejoint la Légion des Super-Héros le jour de ses 21 ans.
Saviez-vous que Supergirl est dans Young Justice ? Je pose la question parce que la quatrième saison de la série animée a tellement floppé que la plupart d’entre vous ne l’ont sûrement pas regardé. La qualité de l’animation et de l’écriture ayant perdue de sa superbe, on peut le comprendre, mais si ça peut vous motiver, on y retrouve Kara dans les Female Furies d’Apokolyps. On retrouve donc l’idée d’une Supergirl manipulée par Darkseid comme dans les comics des années 2000.
De 2019 à 2021, la série animée pour enfants DC Super Hero Girls a ravi les jeunes filles. Enfin une série pour elles, avec sa gamme de jouets évidemment, avec de vraies personnalités, de l’humour et de grandes aventures qui leur ressemblent. Jouant le rôle de la tête brûlée rebelle, Supergirl est l’une des protagonistes de cette série qui compte un peu moins de 80 épisodes et un film crossover avec Teen Titans Go!.



Plus récemment, la saison 2 de My Adventures with Superman est centrée sur sa rencontre avec sa cousine, contrôlée par Brainiac pour l’aider à dominer le monde. La série est très cool, avec une inspiration anime intéressante, et la saison 3 vient de débuter, donc c’est le moment de s’y mettre !
Enfin, et histoire de parler jeu vidéo pour changer, Supergirl est la figure d’Injustice 2 ! Elle a été importante dans la com en étant le premier nouveau personnage révélé, et dans l’histoire puisqu’elle débarque sur cette Terre alternative, recueillie par… Black Adam. Elle sera évidemment une arme de choix pour combattre Brainiac et tenir tête au tyran Superman de ce monde.















il est où ce podcast sur le film de 1984 ? ça m'a grave donner envie ! J'ai tenté l'expérience ; un pure nanard de compèt ! je veux le descendre avec vous !
La série Supergirl avec Melissa Benoist vaut vraiment le détour! Et, c'est la version Supergirl en live action, là plus proche et fidèle de l'esprit du personnage des comics. Cette série restera la meilleur adaptation du personnage pour longtemps encore, je pense.